Par : webmaster
Publié : 9 juillet 2016

Walter Bassan, Mickael Wamen, Gilbert Gaillard.

- Walter Bassan :
Bonjour à toutes et à tous,
Au nom de Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, je vous souhaite la bienvenue au 10 ème rassemblement des Glières et aux « Paroles de Résistances ».
Nous sommes rassemblés pour écouter les témoignages d’hommes et de femmes qui, hier ou aujourd’hui, chacun à leur manière et en mettant en cause leur confort, leur liberté, voire leur vie, œuvrent pour améliorer la société.
Il est important de rappeler ici que les avancées du droit du travail, la sécurité sociale, le système des retraites par répartition ou l’indépendance de la presse viennent de celles et de ceux qui ont résisté au plateau des Glières et ailleurs.
Ces résistants, qui se sont battus contre l’occupation allemande et contre le régime de Vichy, étaient profondément convaincus de la nécessité de reconstruire une société plus juste.
Alors que le programme du Conseil National de la Résistance mettait l’économie au service de l’homme, les gouvernements successifs ne cessent de mettre l’homme au service de l’économie.
La loi El Khomeri en est la flagrante démonstration.
Fort heureusement, après l’hiver libéral vient le printemps du collectif. Les nuits debout, les derniers mouvements sociaux sont la preuve que la flamme de « l’intérêt général primant sur les intérêts particuliers », comme le stipulait le programme du CNR, n’est pas éteinte.
Comme nous le faisons depuis 2007, réaffirmons donc, ici, les valeurs de solidarité et de citoyenneté contenues dans ce programme. Continuons le combat comme je l’ai fait tout au long de ma vie pour défendre les valeurs républicaines afin que celles-ci ne deviennent pas que des mots vidés de leurs sens.
Restons debout, de jour comme de nuit !

- Salut fraternel à Gilbert Gaillard, résistant des Glières :

"Nous saluons, présent aujourd’hui parmi vous, Gilbert Gaillard, né au Petit Bornand, résistant ici même.
Tous les ans, il vient soutenir par sa présence, modestement, les Paroles de résistance.
Membre de la CGT et de l’association LSR, il continue, toujours debout, à s’investir dans le mouvement revendicatif, notamment en participant aux manifestations contre la loi El Khoméry.
Merci de faire un grand bravo pour Gilbert."

- Intervention lue de Mickael Wamen, un des huit condamnés, qui, au dernier moment, n’a pu se déplacer :

Nous sommes tous des résistants ...

Des que nous nous engageons syndicalement et que nous nous organisons, nous entrons en résistance.

Chez GOODYEAR nous avons dû pendant des années unir tous les salariés derrières nous pour mettre en place une résistance à un projet de destruction de notre usine, pendant plus de 7 ans nous n’avons cessé de nous battre unis comme les cinq doigts de la main...

Notre condamnation n’est rien d’autre qu’une vengeance du système qui n’a jamais accepté que des salariés avec un syndicat puissent résister autant .

J’aurai aimé être à vos côtés pour vous dire combien je suis fier d’appartenir à cette famille qui fait la fierté de notre pays, celui où la lutte des classes, la lutte contre toutes les injustices est aujourd’hui encore d’une actualité totale, nous gagnerons cette bataille contre cette loi inacceptable, le tous ensemble dans la résistance nous fera gagner, ce projet européen qui fait des dégâts énormes partout où il a été mis en place doit être rejeté en France pour que partout nous démontrions que le peuple peut s’opposer à la finance et aux pouvoirs de complèsence...

Je vous dit à tres bientôt dans la rue à commencer par Bobigny le 27 mai aux côtés des air France puis le 14 juin ou enfin les
Confédérations appellent à une journée d’action nationale à Paris et surtout le 19 octobre à Amiens jour de l’appel ou nous exigerons la relaxe pour les 8 de GOODYEAR ...

Courage et n’oublions jamais que le seul combat que l’on est sur de perdre est celui que l’on ne mène jamais